Chapitre 10 sur 16
Combien de prises faire et comment choisir la bonne
L’un des pièges de la selftape est de recommencer trop longtemps. Comme on filme chez soi, on peut refaire indéfiniment. Une prise de plus, puis une autre, puis une autre. Au bout
d’un moment, l’acteur se fatigue, se juge, perd sa fraîcheur et ne sait plus choisir. Il faut apprendre à limiter les prises.
La première règle est de faire un test technique avant les prises de jeu. Ce test ne compte pas. Il sert à vérifier le cadre, le son, la lumière, le regard, la position du lecteur. Cela évite de gaspiller de bonnes prises sur des problèmes techniques.
La deuxième règle est de faire une ou deux prises de chauffe. Elles permettent de sentir le rythme, la relation, le texte, le cadre. Il ne faut pas forcément les jeter automatiquement : parfois, une première prise a une fraîcheur intéressante. Mais leur fonction principale est de vous lancer.
La troisième règle est de fixer une limite. Par exemple : trois à cinq prises sérieuses par scène. Ce n’est pas une règle absolue, mais c’est une bonne base. Si au bout de quinze prises vous n’êtes toujours pas satisfait, le problème n’est peut-être plus la prise. Il faut peut-être faire une pause, relire la scène, clarifier l’intention, ou accepter une version suffisamment bonne.
La quatrième règle est de ne pas chercher la perfection technique au détriment de la vie. Une prise peut avoir un mot légèrement différent, une micro-hésitation ou un geste imparfait, mais être vivante. Une autre peut être parfaitement propre mais sans écoute. Le casting regarde l’acteur, pas seulement la récitation.
La cinquième règle est de regarder les prises avec des critères simples. Ne regardez pas tout de votre apparence. Regardez : est-ce que l’on m’entend ? Est-ce que l’on voit mes yeux ? Est-ce que la scène est claire ? Est-ce que je suis en relation ? Est-ce que l’intention est lisible ? Est-ce que je respecte les consignes ?
La sixième règle est d’éviter les avis trop nombreux. Demander un retour à une personne de confiance peut aider. Demander à cinq personnes peut vous perdre. Chacun aura une opinion différente. Si vous demandez un retour, posez une question précise : “La scène est-elle claire ? Le son est-il bon ? Quelle prise semble la plus vivante ?”
La septième règle est de choisir en fonction du rôle, pas seulement de votre image. La prise où vous vous trouvez le plus beau n’est pas forcément celle qui sert le mieux la scène. La prise où l’émotion est la plus forte n’est pas forcément la plus juste. Choisissez celle qui répond le mieux à l’annonce et à la situation.
La huitième règle est de ne pas envoyer trop de prises. Sauf consigne contraire, envoyez une seule version par scène. Si le casting demande deux propositions, envoyez deux versions clairement nommées, différentes et utiles. Envoyer cinq prises peut donner l’impression que vous ne savez pas choisir et faire perdre du temps.
La neuvième règle est de ne pas tout remonter inutilement. Une selftape doit être simple. Couper le début et la fin peut être utile. Assembler une présentation et une scène si demandé peut être nécessaire. Mais évitez le montage complexe qui cache le jeu ou crée des ruptures étranges. Le casting veut voir une proposition honnête.
La dixième règle est de savoir s’arrêter. Une fois la bonne prise choisie, exportez, nommez, vérifiez, envoyez. Ne revenez pas dessus dix fois. Le temps passé à douter n’améliore pas toujours la vidéo. Il augmente souvent l’anxiété.
Il faut aussi prendre soin de soi. Si une scène est émotionnellement lourde, multiplier les prises peut être éprouvant. Ne vous abîmez pas pour une selftape. Si vous sentez que vous n’êtes plus disponible, faites une pause. Si le contenu vous dépasse, demandez conseil ou refusez.
Choisir une prise, c’est aussi faire un choix professionnel : voici la proposition que je veux envoyer.
Une méthode simple pour choisir : regardez les prises une première fois pour éliminer les problèmes techniques, puis une seconde fois pour choisir la plus vivante. Ensuite, arrêtez.
Questions fréquentes
- Combien de prises faire et comment choisir la bonne ?
- Il faut limiter les prises, choisir selon la clarté, l’écoute et la justesse, puis envoyer une version propre. Recommencer indéfiniment fatigue plus qu’il n’aide. Concrètement, l’objectif n’est pas de produire une vidéo luxueuse, mais une proposition claire, audible et conforme aux consignes. Le son, le cadrage, la lumière, le nom du fichier et le respect de la durée comptent autant que le jeu. Une bonne selftape permet au casting d’évaluer la présence, l’écoute, l’intention et la capacité de l’acteur à travailler proprement à distance.
- Selftape express : que faut-il savoir quand on débute ?
- L’objectif n’est pas de produire une vidéo luxueuse, mais une proposition claire, audible et conforme aux consignes. Le son, le cadrage, la lumière, le nom du fichier et le respect de la durée comptent autant que le jeu. Une bonne selftape permet au casting d’évaluer la présence, l’écoute, l’intention et la capacité de l’acteur à travailler proprement à distance.
- Première selftape : que faut-il savoir quand on débute ?
- L’objectif n’est pas de produire une vidéo luxueuse, mais une proposition claire, audible et conforme aux consignes. Le son, le cadrage, la lumière, le nom du fichier et le respect de la durée comptent autant que le jeu. Une bonne selftape permet au casting d’évaluer la présence, l’écoute, l’intention et la capacité de l’acteur à travailler proprement à distance.
- Que faire si on se trompe pendant le casting ?
- L’objectif n’est pas de produire une vidéo luxueuse, mais une proposition claire, audible et conforme aux consignes. Le son, le cadrage, la lumière, le nom du fichier et le respect de la durée comptent autant que le jeu. Une bonne selftape permet au casting d’évaluer la présence, l’écoute, l’intention et la capacité de l’acteur à travailler proprement à distance.
- Comment gérer les refus quand on est acteur débutant ?
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