Chapitre 6 sur 18

Ce qu’il ne faut pas publier

Savoir quoi publier est utile. Savoir quoi ne pas publier est encore plus important. Une erreur de publication peut abîmer une relation professionnelle, révéler un projet confidentiel, exposer des données personnelles ou donner une image confuse. La prudence en ligne fait partie du professionnalisme.

La première chose à ne pas publier est la feuille de service. Elle contient des lieux, horaires, contacts, scènes, noms, informations de production. Même une photo partielle peut révéler trop. Elle doit rester privée.

La deuxième chose est le scénario, les dialogues, les pages de casting ou les textes confidentiels. Une selftape reçue pour un casting ne doit pas être publiée. Un texte envoyé pour audition ne devient pas un contenu libre. Respectez la confidentialité.

La troisième chose est le décor ou costume sans autorisation. Un selfie en costume peut révéler un personnage, une époque, une intrigue ou un projet. Un décor peut révéler une scène. Même si le projet semble petit, demandez.

La quatrième chose est une photo ou vidéo d’autres personnes sans consentement. Acteurs, techniciens, figurants, maquillage, costume, réalisateur, public : tout le monde a droit à son image. Ne publiez pas quelqu’un simplement parce qu’il était dans le même espace que vous.

La cinquième chose est une information de lieu en temps réel. Dire où vous tournez ou où se trouve une équipe peut poser des problèmes de sécurité, confidentialité ou organisation. Attendez l’autorisation.

La sixième chose est un conflit à chaud. Critiquer publiquement un casting, une production, un agent, un partenaire, un professeur, un autre acteur ou une équipe peut se retourner contre vous. Si un problème existe, gardez les preuves, demandez conseil, utilisez les bons canaux. Les réseaux sociaux ne sont pas toujours le meilleur lieu de règlement.

La septième chose est un contenu qui expose trop votre vie privée. Adresse, documents, billets avec informations personnelles, mails, contrats, fiches de paie, messages privés, noms de proches, habitudes de déplacement. Une capture d’écran peut révéler plus que prévu.

La huitième chose est un contenu intime ou sensible pour prouver votre disponibilité artistique. Nudité, sous-vêtements, scènes suggestives, vidéos émotionnelles très personnelles, confidences profondes : vous n’avez pas à vous exposer pour montrer que vous êtes acteur. Si un registre artistique vous intéresse, il doit être travaillé dans un cadre sécurisé, pas publié par pression.

La neuvième chose est une fausse information ou une exagération. Dire que vous jouez un rôle alors que vous étiez figurant, annoncer un projet non confirmé, afficher un agent que vous n’avez pas, gonfler un crédit, utiliser une photo comme si elle venait d’un tournage professionnel alors qu’elle ne l’est pas : cela peut nuire à votre crédibilité.

La dixième chose est un extrait non autorisé. Même si vous apparaissez dans un film, une publicité ou une série, vous n’avez pas automatiquement le droit d’extraire, recouper et publier la scène.

La onzième chose est un contenu qui peut mettre en danger vos limites futures. Par exemple, publier constamment des contenus très sexualisés peut attirer certaines demandes que vous ne souhaitez pas. Vous avez le droit de publier ce que vous voulez dans le respect du cadre légal et de vos choix, mais il faut mesurer comment cela peut être interprété professionnellement.

La douzième chose est un message qui donne l’impression que vous êtes prêt à tout. “J’accepte tous projets”, “aucune limite”, “disponible pour tout”, “je ferai n’importe quoi pour tourner”. Ces phrases peuvent attirer des propositions floues ou risquées. Préférez des formulations claires et professionnelles.

Utilisez-le pour montrer ce qui est utile : photos, CV, bio, vidéos autorisées. Gardez les documents, contrats et informations sensibles dans vos archives privées.

Avant de publier, demandez-vous : ai-je le droit ? Est-ce utile ? Est-ce exact ? Est-ce respectueux ? Est-ce que cela protège ma sécurité ? Est-ce que je serai encore à l’aise avec ce contenu dans six mois ? Si une réponse vous met en doute, attendez.

Questions fréquentes

Que faut-il savoir sur ce qu’il ne faut pas publier ?
Ne publiez pas documents, scénarios, feuilles de service, décors, costumes, personnes, lieux, conflits, données personnelles ou extraits sans autorisation. La confidentialité protège votre réputation. Concrètement, il faut séparer ce qui sert la carrière de ce qui relève de la vie privée. Les réseaux, les photos, les extraits et les prises de parole doivent renforcer une image professionnelle cohérente sans surexposer l’artiste. Avant de publier, il faut vérifier la confidentialité des projets, les droits des images et l’effet possible sur les futures candidatures.
Que faut-il savoir sur confidentialité sur les tournages ?
Le professionnalisme se voit dans les détails : ponctualité, écoute des consignes, discrétion, patience et respect de toute l’équipe. Une première expérience de figuration, de silhouette ou de tournage peut être très formatrice si l’artiste comprend son rôle, respecte la confidentialité et ne confond pas présence sur le plateau avec droit d’improviser ou de publier des images.
Comment protéger ses données personnelles quand on est acteur débutant ?
La priorité est de garder un cadre clair et vérifiable. Avant d’envoyer des informations sensibles ou de se déplacer, l’acteur doit connaître l’identité du projet, le lieu, les dates, la rémunération ou le défraiement, les droits d’exploitation et la nature précise des scènes. Il peut poser des questions, demander des confirmations écrites et refuser toute pression, tout rendez-vous isolé ou toute demande qui dépasse ses limites.
Comment séparer vie privée et vie pro quand on est acteur débutant ?
Il faut séparer ce qui sert la carrière de ce qui relève de la vie privée. Les réseaux, les photos, les extraits et les prises de parole doivent renforcer une image professionnelle cohérente sans surexposer l’artiste. Avant de publier, il faut vérifier la confidentialité des projets, les droits des images et l’effet possible sur les futures candidatures.
Droits à l’image : que faut-il savoir quand on débute ?
Il faut distinguer clairement salaire, cachet, défraiement, droits d’exploitation et documents administratifs. Avant d’accepter, l’acteur doit vérifier ce qui est payé, quand, sous quelle forme et avec quels justificatifs.